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La signification des planètes
Extrait du cours (deuxième chapitre). © Didier Fleury.
es planètes ont du sens pour les astrologues. Chacune d'elles est perçue comme le symbole d'une part de notre personnalité globale.
Un des postulats de bases de l'astrologie est que l'être humain possède une identité avec le cosmos, un peu comme si nous avions la main et le gant. En astrologie, on s'intéresse au système solaire parce que nous y sommes nés dedans, par le fait d'être nés sur terre. Puis le système entier est centré sur le soleil, centré sur lui-même, et de ce fait il constitue une globalité dont nous sommes parties prenantes. Dans ce point de vue, la terre n'est pas notre matrice unique. Le système solaire représente un ordre géant, une référence commune à tous les humains quelles que soient leurs différences. L'astrologue postule que ce qui est en petit (l'être humain) est comme ce qui est en grand (l'univers). Cette similitude n'est pas une ressemblance absolue. On l'appelle une analogie, c'est-à-dire un rapport, un lien commun. Ce cours voudrait vous faire entrer dans cette idée.
La faculté de classer et d'ordonner dont dispose l'être humain lui permet de connaître son environnement. L'univers des planètes n'échappe pas à cette volonté d'ordonner. Il existe un ordre ancien et un ordre moderne de l'univers. L'ordre ancien plaçait la terre au centre de l'univers ! Les planètes tournaient autour de nous. Puis au XVIe siècle - à vrai dire bien plus tôt, mais l'idée ne fit pas feu de poudre - on comprit définitivement que le soleil était au centre d'une circonférence où tournait la terre. Non sans mal, on accepta que la terre était une planète comme une autre orbitant autour du soleil. Il existe donc deux ordres différents, l'un ancien, ou géocentrique (terre au centre. Geos = terre en grec) et l'autre plus moderne, ou héliocentrique (soleil au centre. Hélios = soleil en grec). En astrologie, c'est l'ordre ancien qui compte. Pourquoi ? C'est ce qu'il nous faut comprendre dès à présent.
Pour réel qu'il soit, l'ordre héliocentrique est abstrait ; il est issu de l'étude objective du système solaire. Nous nous sommes placés au-dessus de lui pour le voir dans une vision intellectuelle.
Mais nous habitons dans le système, sur la terre, et non au-dessus de lui. Nous le voyons alors tel qu'il touche nos sens. Revoyons l'image ci-dessus et voyons les changements. Nous observons maintenant de la terre et nous tournons sur nous-mêmes en 24 heures. La lune, simple et petit satellite de la terre à l'égard du système entier, devient de ce point de vue la plus volumineuse des planètes visibles. Elle est sujette à des phases lumineuses perceptibles seulement depuis la terre. Les autres planètes semblent tourner autour de nous, et le soleil poursuit une course d'Est en Ouest, se lève et se couche, alors qu'en vérité c'est nous qui tournons autour de lui ! Cette perception entraîne la formation d'une autre réalité, différente de la réalité scientifique, et néanmoins valable subjectivement. Cette fois, nous n'avons que nos sens pour ordonner l'univers, - ou des calculs fondés sur des perceptions visuelles - nous sommes conduits à établir un ordre en fonction de la vitesse des planètes. On supposera que les planètes les plus rapides sont les plus proches, puisque plus une planète est lointaine plus elle met de temps à effectuer sa révolution.
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